Glossaire

Acolyte (sidekick)

Compagnon fidèle du protagoniste dont la présence révèle les qualités du héros, apporte une perspective complémentaire et donne à l'histoire quelqu'un à qui le héros peut parler.

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L'acolyte (ou sidekick en anglais) est le personnage secondaire de confiance qui voyage aux côtés du protagoniste et apporte le contrepoids pratique, émotionnel ou comique qu'un récit à un seul protagoniste aurait du mal à porter seul. Contrairement au deutéragoniste, qui pèse à peu près à égalité dans la trame, l'acolyte est structurellement subordonné : ses objectifs, sa croissance et son temps de scène gravitent autour de ceux du héros. Mais sa fonction est essentielle. Il extériorise l'intériorité du protagoniste, donne à l'écrivain un prétexte crédible pour le dialogue et l'explication, modèle la façon dont les autres personnages perçoivent le héros, et crée une relation au sein de laquelle le protagoniste peut être vulnérable. Un protagoniste qui n'a jamais à se justifier auprès d'un confident tend à se lire comme opaque ou centré sur lui-même ; l'acolyte permet au lecteur de voir le héros sous un angle légèrement différent sans quitter sa perspective.

Sancho Panza dans le Don Quichotte de Cervantès en est le prototype : pragmatique, terre à terre, souvent dans le vrai et l'exact opposé des grandes illusions de son maître, ce qui est précisément ce qui fait fonctionner le duo. Le docteur Watson dans les nouvelles de Sherlock Holmes joue à la fois le rôle d'acolyte et de narrateur, fournissant les questions du substitut-lecteur qui permettent à Holmes de déployer son éclat. Samwise Gamegie dans Le Seigneur des anneaux montre comment l'acolyte peut devenir, en silence, la colonne morale de l'histoire — Frodon porte l'Anneau, mais Sam porte Frodon. Hermione Granger et Ron Weasley se partagent les fonctions d'acolyte dans Harry Potter, comblant entre eux les registres analytique et émotionnel que Harry n'occupe pas. Des acolytes comiques (l'Âne dans Shrek, Mushu dans Mulan) et tragiques (Patrocle pour Achille, Enkidu pour Gilgamesh) montrent l'amplitude de l'archétype à travers les tons et les genres.

Pour écrire un acolyte qui soit plus qu'un miroir, donnez-lui trois choses que le protagoniste n'a pas : une compétence dont le héros a besoin, une opinion que le héros préférerait ne pas entendre, et une vie intérieure qui existe quand le héros n'est pas dans la pièce. Résistez à la tentation de définir l'acolyte uniquement par sa loyauté ; les meilleures relations entre protagoniste et acolyte comportent une véritable friction, un véritable désaccord et la possibilité implicite que l'amitié puisse se rompre. Demandez-vous ce que l'acolyte veut pour lui-même, en dehors de la mission du protagoniste, et laissez ce fil secondaire affleurer périodiquement. Le danger de l'acolyte paresseux est double : il peut devenir un système de livraison d'exposition, posant des questions commodes ; ou se dissoudre dans une dévotion pure, ce qui aplatit les deux personnages. Les meilleurs acolytes ont leur propre gravité, même quand ils choisissent de graviter.

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